Déclaration du bataillon Azov sur la marche LGBT du 6 juin 2015 à Kiev

Publié le par UkraineReconquista

Le bataillon Azov soutient les valeurs de la famille traditionnelle et considère que l’image véhiculée par les activistes LGBT d’une société ukrainienne « fondamentaliste » et « réactionnaire » est un mensonge.

Déclaration du bataillon Azov sur la marche LGBT du 6 juin 2015 à Kiev

Nous publions ci-dessous la traduction par nos soins du communiqué officiel du bataillon Azov au sujet de la propagande LGBT en Ukraine et de la réaction des nationalistes samedi dernier, qui ont attaqué la « Marche de l'Egalité ». Les titres en gras/italique n'étaient pas dans le texte original, nous les avons rajouté pour fluidifier la lecture en dégageant les idées-forces.

L’échec de la marche LGBT

 
Samedi 6 juin à Kiev, les activistes LGBT et des associations de « défense des Droits de l'Homme » ont tenté une fois de plus d'organiser une gay pride, intitulée « Marche pour l’Egalité (la première tentative, semi-réussie et plutôt marginale, s’est tenue le 25 mai 2013 sous la présidence de Victor Yanukovych et la protection des unités spéciales de police «Berkuts »*).
 
Ni le point de rassemblement des manifestants – qui a été révélé au dernier moment –, ni le nombre d’officiers de police – supérieur au nombre de manifestants (approximativement 300) – n’a pu empêcher l’échec cinglant de cet événement. Les participants ont marché 500 mètres le long du quai Obolon, après quoi ils ont du interrompre la marche à cause la résistance active de citoyens lançant des bombes fumigènes dans la foule et appelant faire cesser la manifestation.
 
Les opposants à la marche, outre des citoyens ordinaires, incluaient des « ultras », des hooligans et des activistes nationalistes. De violents affrontements blessèrent de nombreux participants à la marche et des policiers, qui initialement avaient refusé de protéger l’événement. De plus, 30 opposants à la marche ont été arrêtés, la majorité a déjà été relâchée grâce aux efforts de députés, de militants associatifs et d’avocats.

Ce que nous apprend cet échec sur l’Ukraine

 
L’issue de la marche LGBT de Kiev, comme la réaction publique qui l’a précédé, a démontré que la société ukrainienne, en tant que partie de l’espace culturel est-européen, ne considère pas que l’objectif numéro 1 de la révolution de Maïdan était d’adhérer aux standards de l’Union européenne en matière de droits de l’homme et de valeurs sociétales.

Une provocation qui arrive au plus mauvais moment

 
Tout d’abord, comme le maire de Kiev Vitaly Klytchko l’a fait remarquer dans son adresse aux organisateurs de la « Marche pour l’Egalité » il y a quelques jours (dans laquelle il les pressait d’annuler l’événement étant donné le risque de violences), il n’y a pas de discrimination basée sur quelque orientation que ce soit et tout le monde jouit de la liberté d’expression en Ukraine. Il a ajouté que les « droits LGBT » étaient un sujet controversé dans la société ukrainienne et leur a rappelé que les tentatives antérieures de gay pride à Kiev, même en temps de paix, polarisaient très fortement l’opinion publique et s’accompagnaient de débats très houleux et de violents affrontements.
 
Un événement tel que cette marche tombe au plus mauvais moment : celui de l’agression russe à l’est. Organiser de telles actions signifie menacer la sécurité publique dans la capitale et servir la propagande ennemie.
 
Le bataillon Azov considère que les provocateurs ne sont pas les opposants à la « Marche de l’Egalité » présentés dans les médias libéraux et gauchistes comme des « radicaux d’extrême-droite », mais bien les organisateurs qui, malgré des temps aussi troublés pour notre pays, ont choisi d’élever leur intérêt particulier au dessus de la collectivité sous le prétexte de défendre des « valeurs universelles ».

Une Gay Pride financée et artificielle

 
Plus grave encore, il a été révélé que les préparatifs logistiques de la marche et sa campagne de médiatisation ont été – à la demande des mécènes du mouvement LGBT – l’objet de transactions financières, ce qui prouve l’artificialité de ces problématiques pour la société ukrainienne.
 
De plus, les commentaires de certains activistes LGBT sur les réseaux sociaux, selon lesquels le succès de la gay pride affaiblirait la crédibilité des revendications anti-« discrimination » en Ukraine (et donc le besoin d’un soutien financier international...), semble indiquer que le caractère provocateur de la marche était consciemment recherché...
 
Notons toutefois que certains activistes LGBT ont proposé de suspendre la tenue de la marche étant donné les tensions autour de l’événement.

Le devoir de chaque ukrainien en temps de guerre

 
Il doit être affirmé que le bataillon Azov et la société ukrainienne en tant qu’ensemble croient que les droits doivent nécessairement correspondre aux devoirs, particulièrement aujourd’hui, quand la victoire dépend de la participation active de chaque ukrainien à cette lutte commune contre les envahisseurs.
 
Il est facile de constater que beaucoup d’activistes LGBT soutiennent une position individualiste anti-guerre, ne s’intéressant qu’à leur reconnaissance sociale, dans la vision d’une intégration européenne comme le seul objectif de la société ukrainienne, et ne contribuent pas au conflit à l’est, à quelques rares exceptions.

Les pro-LGBT et les nationalistes au Maïdan

 
Pendant la révolution du Maïdan, personne ne pouvait voir les drapeaux LGBT flotter dans les airs pendant les combats contre les défenseurs du régime anti-peuple de Yanukovych – la police anti-émeute « Berkut » et les voyous payés par le régime, et les tentatives des activistes LGBT pour faire voler leurs bannières loin dans le dos des nationalistes, qui constituèrent le noyau de la résistance et ont risqué leur santé et leur vie pour l’Ukraine, ont été interrompues par ces derniers.
 
Aujourd’hui, les attaques de certains militants LGBT pour lesquels les « radicaux d’extrême-droite » ne sont bons qu’à attaquer une marche « pacifique », et « pas assez courageux pour se battre sur le front », sonnent comme particulièrement ingrates et hypocrites étant donné que la partie la plus dévouée et motivée des soldats des Forces Armées d’Ukraine et des bataillons de volontaires sont clairement des nationalistes. Beaucoup d’entre eux ont rejoint le « Bataillon céleste** », et certainement pas au nom de l’intégration européenne.

Le meilleur moyen d’acquérir l’égalité

 
Ce n’est pas un hasard si le porte-parole du ministère de la Défense, Vladyslav Selezniov, a résumé l’opinion des Ukrainiens sur la « Marche de l’Egalité » lorsqu’il a promis à ses participants qu’ils devront recevoir leur lettre d’appel aux armes tout juste pendant la gay pride. En d’autres termes, le ministère de la Défense voulait montrer que le droit à « l’égalité » dans la société doit se mériter, et la meilleure manière pour des hommes de l’acquérir dans la situation actuelle est de rejoindre les Forces Armées d’Ukraine, pas de demander de la « reconnaissance » pour rien. 

La position du bataillon Azov

 
Enfin, le bataillon Azov soutient les valeurs de la famille traditionnelle et considère que l’image véhiculée par les activistes LGBT d’une société ukrainienne « fondamentaliste » et « réactionnaire » est un mensonge. La société ukrainienne ne viole pas la vie privée des gens en fonction de leurs préférences sexuelles, les minorités sexuelles ont beaucoup de moyens de communications.
 
C’est pourquoi le bataillon Azov estime que parler de « discrimination » est tout simplement faux. Bien que le bataillon Azov refuse de répondre à cette provocation, il est clair que celui-ci est opposé à la « Marche de l’Egalité », tout spécialement opposé aux promesses d’ « enterrer l’ordre hétérosexuel et patriarcal » avancées par certains activistes LGBT et qui vont bien au-delà du terrain des « droits individuels ». 
 
Olena Smenyaka*** pour le bataillon Azov
 
*Tristement célèbres pour la répression brutale du Maïdan à l’hiver 2013-2014.
** En référence aux 100 morts (les « Heavenly Hundred ») du 20 février 2015, place de l’Indépendance (Maïdan) à Kiev.
*** Coordinatrice du projet « Azov Reconquista » et chargée des relations presse du bataillon Azov
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Publié dans Azov, LGBT, Guerre, Maïdan

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