Gay Pride de Kiev : les nationalistes plus nombreux que les pro-LGBT

Publié le par UkraineReconquista

Mais maintenant nous avons un grand nombre de gens ayant l'expérience du combat dans les rues de Kiev, ils ne resteront pas spectateurs de la promotion d'une propagande anti-chrétienne et de valeurs anti-culturelles dans les rues de leur ville natale.

Les faits et les acteurs d'une journée explosive

 
En Ukraine, la première Gay Pride eut lieu en 2013 sous la présidence du pro-russe Victor Ianoukovitch, avant que la révolte du n'entraîne sa chute. Un grand mystère entourait l'édition 2015, baptisée « Marche pour l'Egalité », puisque le rendez-vous de départ était tenu secret jusqu'au dernier moment.
 
L'an dernier, la manifestation avait été annulée par les organisateurs, la police n'ayant pas pu garantir la sécurité des participants. La « Marche pour l'Egalité » a rassemblé seulement 200 personnes selon Le Monde, un nombre très faible quand on sait que des groupes étrangers avaient fait le déplacement. Selon Libération, les nationalistes étaient 500.
 
Au moment de la dispersion, des affrontements ont eu lieu entre nationalistes - qui scandaient « L'Ukraine au dessus de tout ! », manifestants et policiers. Près d'une trentaine de militants anti-LGBT ont été arrêtés - la majorité d'entre eux a été relâchée entre-temps - et quelques blessés graves du côté des forces de l'ordre. Sur Facebook, on peut voir un grand nombre de photos montrant des policiers en grande difficulté devant la détermination des nationalistes (cf. bas de page). La « Marche de l'Egalité » n'aurait duré que 10 minutes.
 
Alors que le président ukrainien Petro Porochenko avait apporté son soutien à la Gay Pride, l'ancienne star de la boxe Vitali Klitchko, maire de Kiev récemment élu, avait tenté de décourager les organisateurs, les prévenant de l'impossibilité de les protéger. Et pour cause : les diverses organisations nationalistes avaient annoncé leur venue (cf. plus bas) 

Les nationalistes avertissent les organisateurs

 
À l'approche de la Gay Pride, plusieurs groupes ont annoncé leur intention d'empêcher le rassemblement (source : Ukrainian Crusade).
 
Organisation Stepan Bandera - Tryzub, communément appelé « Tryzub » :
 
Notre organisation, solidement ancrée dans les principes du christianisme traditionnel et du nationalisme, fera tout ce qu'il est posible pour empêcher la réalisation de ces plans pervers (...) L'objectif de ces extrêmistes libéraux est de priver les gens de toutes les formes naturelles d'appartenance (raciale, ethnique, sexuelle) et d'en faire du bétail passif. (...) Notre devoir est de protéger la nation de cette diablerie malgré la guerre à l'est. (...) Le moment est venu d'une résistance sérieuse à ceux qui cherchent à mettre en péril la notion fondamentale de "civilisation", sa nature, son identité sexuelle et ses normes de comportement.
 
Bataillon DUC (Corps des Volontaires Ukrainiens, membres du Secteur Droit combattant les séparatistes pro-russes) : 
 
Le Corps des Volontaires Ukrainiens (DUC) du Secteur Droit a été créé pour résister à l'invasion de l'Ukraine échafaudée depuis Moscou. Cependant, nous ne devrions pas oublier les ennemis de l'intérieur, le "deuxième front". Sur ce front, nos soldats combattent un certain nombre de phénomènes socialement douloureux, comme le traffic de drogues, les paris illégaux et la corruption. La propagande en faveur de la perversité sexuelle n'est pas une exception. (...) Depuis plusieurs années, les nationalistes ukrainiens d'organisations diverses se sont opposés avec succés aux actions des sodomites. Il n'y a qu'en 2013 où le lobby LGBT est parvenue à organiser sa "gay pride" avec le soutien du gouvernement Ianoukovitch et sous la protection d'un grand nombre de policiers.
 
Bataillon OUN (Organisation des Nationalistes Ukrainiens, bataillon militaire) :
 
Ce genre "d'événement" demande beaucoup de mesures de protection spéciale à cause de l'indignation des habitants de Kiev, mais maintenant nous avons un grand nombre de gens ayant l'expérience du combat dans les rues de Kiev, ils ne resteront pas spectateurs de la promotion d'une propagande anti-chrétienne et de valeurs anti-culturelles dans les rues de leur ville natale.
 
Le 4 juin sur son compte Facebook, Dmytro Iarosh, chef du parti Secteur Droit, accuse l'Union Européenne : 
 
En ces temps de guerre avec Moscou, je ne me sens pas très concerné par les gens sexuellements déviants. En tant que chrétien et en tant qu'être humain, je ressens de la pitié pour eux. (...) En plus de financer des organisations et programmes LGBT, l'Occident impose une forte pression sur les autorités de Kiev pour qu'elles introduisent en Ukraine les théories LGBT. (...) La croyance servile dans ce colosse aux pieds d'argile qu'est l'Union Européenne ne nous apportera rien de bon (...) Nous devons rechercher une alliance d'abord et avant tout avec nos voisins d'Europe centrale et orientale : la Pologne, la Roumanie et les pays baltes.
 
MAJ 9 juin 2015 :
 
Postérieurement aux événements, le bataillon Azov a publié un communiqué (traduction francophone) complétant les informations jusque là disponibles et prenant de la hauteur sur les événements et ce qu'ils signifient pour l'Ukraine :
 
Les participants ont marché 500 mètres le long du quai Obolon, après quoi ils ont du interrompre la marche à cause la résistance active de citoyens lançant des bombes fumigènes dans la foule et appelant faire cesser la manifestation. (...) 30 opposants à la marche ont été arrêtés, la majorité a déjà été relâchée grâce aux efforts de députés, de militants associatifs et d’avocats.
 
(...) L’issue de la marche LGBT de Kiev, comme la réaction publique qui l’a précédé, a démontré que la société ukrainienne, en tant que partie de l’espace culturel est-européen, ne considère pas que l’objectif numéro 1 de la révolution de Maïdan était d’adhérer aux standards de l’Union européenne en matière de droits de l’homme et de valeurs sociétales
 
(...) Le bataillon Azov considère que les provocateurs ne sont pas les opposants à la « Marche de l’Egalité » présentés dans les médias libéraux et gauchistes comme des « radicaux d’extrême-droite », mais bien les organisateurs qui, malgré des temps aussi troublés pour notre pays, ont choisi d’élever leur intérêt particulier au dessus de la collectivité sous le prétexte de défendre des « valeurs universelles ».
 
(...) le bataillon Azov et la société ukrainienne en tant qu’ensemble croient que les droits doivent nécessairement correspondre à des devoirs, particulièrement aujourd’hui, quand la victoire dépend de la participation active de chaque ukrainien à cette lutte commune contre les envahisseurs.
 
(...) Ce n’est pas un hasard si le porte-parole du ministère de la Défense, Vladyslav Selezniov, a résumé l’opinion des Ukrainiens sur la « Marche de l’Egalité » lorsqu’il a promis à ses participants qu’ils devront recevoir leur lettre d’appel aux armes tout juste pendant la gay pride. En d’autres termes, le ministère de la Défense voulait montrer que le droit à « l’égalité » dans la société doit se mériter, et la meilleure manière pour des hommes de l’acquérir dans la situation actuelle est de rejoindre les Forces Armées d’Ukraine, pas de demander de la « reconnaissance » pour rien. 
Affrontements avec la police
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« Munich salue sa ville jumelée Kiev » / « Les droits de l'homme : ma fierté ! »
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