Manifeste du Secteur Droit : la Grande Reconquête ukrainienne

Publié le par UkraineReconquista

 

Les références historiques du Secteur Droit  :

 

« nous souvenant de l'héroisme du roi Svyatoslav, le courageux de Kyiv » 

 
Le successeur nominal d'Igor était Sviatoslav - le premier membre de la dynastie (des Riourikides, ndlr) à avoir porté un nom slave. Du fait de son jeune âge, sa mère Olga exerça la régence jusqu'en 964. La Chronique des années écoulées affirme qu'elle se rendit à Constantinople et se convertit, à titre personnel, au christianisme, ce qui lui valut d'être plus tard canonisé par l'Eglise orthodoxe ; les sources byzantines n'évoquent pas ce voyage, qui paraît cependant vraisemblable.
 
Le règne personnel de Sviatoslav (964-972) fut une suite de guerres plus ou moins heureuses. En 965, il porta un coup fatal à l'empire khazar (peuple semi-nomade turc d'Asie mineure, ndlr) et, l'année suivante, soumit les Viatitches, jusque-là tributaires des Khazars. En 967, il vainquit les Bulgares des Balkans et, délaissant Kiev, s'installa sur le cours inférieur du Danube, à proximité de routes commerciales importantes. L'année suivante, il dut revenir précipitamment à Kiev assiégée par les Petchénègues (pillards nomades d'origine turque, ndlr) - mais, dès le siège levé, s'en retourna sur le Danube où, selon lui, affluaient « tous les biens ».
 
En 971, Sviatoslav installa son fils Iaropolk comme régent à Kiev, et repartit guerroyer contre les Bulgares avant d'attaquer Constantinople. Après des combats difficiles et un accord de paix, il reprit la route de Kiev mais tomba dans une embuscade petchénègue sur le Dniepr au printemps de 972. Suivant une vieille tradition nomade, le chef petchénègue qui l'avait tué fit une coupe de son crâne.
 
Iaroslav Lebedynsky, L'Ukraine, une histoire en questions, p.56-57, L'Harmattan, 2008.
 

« du roi Danylo de Galicie »

 
La Galicie-Volhynie a en tout cas été la dernière formation étatique, installée presque exclusivement sur un territoire appartenant à l'actuelle Ukraine, à avoir joui d'une réelle indépendance. Celle-ci a cependant été brève.
 
Après le premier choc de 1241 (l'invasion tatare-mongole qui dura deux siècles, ndlr), la Galicie et la Volhynie, où les destructions avaient peut-être été moindres que dans d'autres régions de la Ruthénie, se redressèrent rapidement. Les deux principautés étaient gouvernées par Danylo (...) En 1245, Danylo remporta une grande victoire sur divers rivaux locaux et étrangers, dont les Honrgois, et son pouvoir demeura dès lors incontesté.
 
En 1250, Danylo conclut la paix avec le roi de Hongrie Béla IV et chercha à se rapprocher des puissances centre-européennes et occidentales pour organiser une croisade contre les "Tatars". En laissant entrevoir au pape Innocent IV un possible retour de ses sujets orthodoxes dans le giron de l'Eglise catholique, il réussit même à se faire couronner roi en 1253. (Daniel Ruthenorum Rex, ndlr)  (...) Sa mort en 1264 mit un terme à la résistance plus ou moins ouverte de la Ruthénie méridionale au "Joug Tatar".
 
Iaroslav Lebedynsky, L'Ukraine, une histoire en questions, p.82-83, 85, L'Harmattan, 2008.
 

« de Bohdan Khmelnytsky »

 
(...) pour la Pologne, le problème cosaque était insoluble. Comme l'avaient montré les guerres contre la Moscovie et les Ottomans, l'apport militaire des Cosaques pouvait être vital. Mais ces communautés armées et insoumises, qui s'étaient institutées les protectrices de l'orthodoxie, dont les "libertés cosaques" exerçaient une fascination compréhensible sur la paysannerie ukrainienne asservie, et qui menaient une guerre presque permanente avec les voisins criméen et ottoman de la Pologne, étaient un grave facteur de déséquilibre intérieur et extérieur.
 
(...) La révolte cosaque de 1648, qui se transforma en "guerre de libération" ukrainienne, est le résultat de toutes les tensiosn religieuses, sociales, nationales, accumulées en Ukraine depuis le début de la domination polonaise (1569, ndlr). Les Cosaques y combattirent largement, du moins au début, pour leurs propres intérêts, mais la population se rallia à eux pour exprimer toutes ses frustrations. (...) c'est le rejet, par une grande partie de la population ukrainienne, du régime polonais dans toutes ss manifestations : sociales, religieuses, etc. En ce sens, on peut bien parler de guerre de libération, exprimant les aspirations confuses mais profondes des Ukrainiens dans leur ensemble et pas seulement des Cosaques.
 
La cause immédiate de l'explosion fut la brouille entre un officier cosaque du nom de Bohdan Khmelnytsky, prospère et bien intégré au système du Registre (système polonais d'enrégimentement militaire proposé aux Cosaques par lequel ils étaient intégrés à l'Etat en échange de privilèges et d'une large autonomie, ndlr), et un fonctionnaire polonais. Après le sac de son domaine, l'elèvement de sa maîtresse et le meurtre de l'un de ses fils, Khmelnytsky ne put obtenir répération de la justice polonaise et fut même brièvement emprisonné. Il s'enfuit alors dans les territoires "zaporogues" (chez les Cosaques libres, non membres du Registre, ndlr) où, avec une petite troupe, il chassa la garnison régulière de la Sitch (capitale des Zaporogues en Ukraine du sud, sur les rives du Dniepr, ndlr) et se fit proclamer "hetman" ("capitaine", chef guerrier de la communauté, ndlr).
 
L'importance historique cruciale du soulèvement de 1648 tient à son ampleur, à sa dimension "nationale" (au sens de l'époque) et internationale, et surtout à ses conséquences, car la série de guerres qu'il provoqua aboutit au passage d'une partie de l'Ukraine sous le contrôle de la Moscovie. La personnalité de Bohdan Khmelnytsky, chef de guerre, créateur d'un véritable Etat cosaque ukrainien, et diplomate, a été déterminante.
 
Iaroslav Lebedynsky, L'Ukraine, une histoire en questions, p.106-107, 108, 110, L'Harmattan, 2008.
 

« et des guerriers de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) »

 
(...) Deux résistances ukrainiennes concurrentes se mirent en place dès 1941 (contre les Allemands, ndlr). La première émanait des mouvements nationalistes et fut dominée, à partir de 1943, par l'OOuN-B. Celle-ci reprit à son compte le nom "d'Armée insurrectionnelle ukrainienne" (OuPA) (...) Elle aurait compté jusqu'à 200 000 combattants en 1944, dont des ressortissants d'autres peuples de l'Union soviétique. À cette date, elle se dota d'un organe politique, le "Conseil suprême de libération ukrainien". Par réaction aux excès allemands, l'idéologie de l'OOuN se démocratisa nettement ; sa nouvelle devise proclamait : "Liberté aux peuples, liberté à l'individu !". La seconde était le mouvement communiste des partisans, organisé par le régime soviétique dès l'offensive allemande.
 
(...) Le régime soviétique et le régime polonais communiste établi en 1946 durent combattre la résistance de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (OuPA). Celle-ci avait lutté en 1944 contre la réoccupation soviétique de l'Ukraine occidentale et même réussi à tuer, en mars 1944, le général Nikolaï Vatoutine. Pour supprimer les bases de l'OuPA du côté polonais de la frontière, le gouvernement de Varsvovie déporta en 1947 les 150 000 Ukrainiens qui y restaient, qu'il réinstalla en majorité dans les territoires allemands annexés à l'ouest de la Pologne ("action Vistule").
 
(...) Bien qu'affaiblie depuis 1947, l'OuPA existait toujours, et elle poursuivit sa résistance jusqu'à la mort au combat de son chef, le général Roman Choukhevytch, en mars 1950 ; quelques petites unités la prolongèrent plus longtemps encore. Cette longue survie dans les conditions d'une régime totalitaire, sans vrai soutien extérieur, montre que la résistance bénéficiait d'un fort soutien de la population d'Ukraine occidentale.
 
Iaroslav Lebedynsky, L'Ukraine, une histoire en questions, p.195, 199, 204-205, L'Harmattan, 2008.
 
Le retour du Danube de Sviatoslav chez sa famille à Kiev, par Ivan Akimov (1773)

Le retour du Danube de Sviatoslav chez sa famille à Kiev, par Ivan Akimov (1773)

Statue équestre de Sviatoslav, Belgorod (Russie)

Statue équestre de Sviatoslav, Belgorod (Russie)

Timbre-poste de 2004 à l'effigie de Danylo de Galicie

Timbre-poste de 2004 à l'effigie de Danylo de Galicie

Statue équestre du prince Danylo de Galicie, Lviv

Statue équestre du prince Danylo de Galicie, Lviv

Entrée de Bohdan Khmelnytsky à Kiev, par Mykola Ivasiuk (fin 19ème)

Entrée de Bohdan Khmelnytsky à Kiev, par Mykola Ivasiuk (fin 19ème)

Monument Bohdan Khmelnytsky, Kiev

Monument Bohdan Khmelnytsky, Kiev

Monument Stepan Bandera, Lviv

Monument Stepan Bandera, Lviv

Rassemblement à Kiev, Maidan, hiver 2013-2014

Rassemblement à Kiev, Maidan, hiver 2013-2014

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